Le patron de Coopérative U promet une « inflation contenue » en rayon
Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a estimé vendredi que la hausse des prix en grandes surfaces serait « contenue » à l'issue des négociations avec les industriels, prédisant des « baisses » de tarifs sur « certains cafés » et « féculents » et « quelques hausses » sur le bœuf, la volaille et les œufs.
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« Il y a une demande généralisée de hausses » de prix de la part des industriels, a expliqué sur Franceinfo le patron du 4e distributeur français, une semaine avant la fin de ces négociations qui déterminent les prix en rayon (hors marques propres des distributeurs).
« Notre travail, c'est de contenir ça et de faire le tri et donc il y aura une inflation contenue, proche de l'équilibre », a assuré M. Schelcher. La veille, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, avait tablé sur une inflation alimentaire « autour d'1 % ».
« Il y aura, et c'est la bonne nouvelle pour les consommateurs, des baisses de prix », a souligné Dominique Schelcher, citant « certains cafés », ou encore dans les « produits de droguerie, lessives, hygiène », dans les « féculents, les pâtes, la farine » ou encore dans « les chips et le sucre ». Cela s'accompagnera de « quelques hausses », mais « on est juste et équilibré », a-t-il affirmé.
Les demandes des fournisseurs sont notamment « justifiées » pour la viande, a détaillé M. Schelcher, évoquant une « pénurie de viande de bœuf de qualité », pour la volaille, où la demande « explose », et sur les œufs, avec « 15 % de croissance de consommation depuis trois ans ».
« Il y a une pénurie d'œufs », a déclaré M. Schelcher, quand l'interprofession des œufs (CNPO) évoque plutôt des tensions d'approvisionnement. « Quand les quantités disponibles ne sont pas suffisantes, il y a tension sur les prix », a-t-il expliqué.
M. Schelcher a en revanche critiqué les « hausses à deux chiffres » réclamées par « certaines grandes marques » de chocolat « prétextant des achats anciens de cacao », denrée dont « le cours a fortement baissé ».
Parfois brutales, les négociations commerciales sont régulièrement accusées de tirer vers le bas les revenus des agriculteurs malgré leur encadrement par les lois Egalim.
Lundi, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a dénoncé le « chantage mortifière » exercé selon elle par les distributeurs sur les agro-industriels, suscitant l'ire du secteur. La grande distribution n'est pas responsable du « problème de compétitivité de notre industrie agroalimentaire », a commenté M. Schelcher, selon lequel les négociations ne sont pas plus violentes que « les autres années » pour U.
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